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Discours et déclarations

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Notes de discours pour
l'honorable David Anderson
membre du Conseil privé et député,
Ministre de l'Environnement du Canada

lors de l'annonce d'un appui financier au PNUE, et au Programme mondial de surveillance de la qualité de l'eau (GEMS/EAU), et de l'annonce de la Ratification de la Convention de Rotterdam

Sommet mondial sur le développement durable
Johannesburg
le 29 août 2002

Seule la version prononcée fait foi

Bonjour à tous,

Laissez-moi, tout d'abord, vous présenter M. Klaus Toepfer. M. Toepfer est le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement. Il accéda à cette fonction en 1998 après une prestigieuse carrière dans la vie publique de son pays, l'Allemagne, où il a servi, entre autres, comme Ministre responsable de l'environnement au sein du gouvernement allemand. Je devrais aussi signaler qu'il a succédé à Mme Liz Dowdeswell, une Canadienne qui fait partie de notre délégation et qui est présente aujourd'hui avec nous ici.

Une des questions que les journalistes me posent le plus souvent à propos du Sommet mondial sur le développement durable est celle-ci: que va-t-on accomplir? Cette question traduit un souci général de voir cet événement suivre le conseil de la chanson d'Elvis qui fait fureur cet été : « a little less conversation, a little more action [parler moins et agir plus]. J'en conviens et le gouvernement du Canada en convient aussi.

Nous nous attendons à ce que ce Sommet mondial sur le développement durable mette l'accent sur les plans d'action. En général, il ne sera pas question ici d'élaborer des stratégies grandioses. Il s'agira souvent de partenariats concrets destinés à atteindre des résultats très spécifiques. D'autres plans traiteront de détails pratiques de mise en application par la communauté internationale.

Aujourd'hui, je voudrais annoncer trois démarches dans lesquelles le Canada jouera un rôle pour soutenir la dimension de protection de l'environnement de notre travail ici à Johannesburg.

Appui au Fonds pour l'environnement du PNUE

Premièrement, le Canada va augmenter son soutien au Fonds pour l'Environnement du PNUE. 5,7 millions $ seront ajoutés sur les quatre prochaines années, ce qui fera passer notre contribution totale à environ 10 millions $ durant cette période de quatre années, soit plus de deux fois notre soutien antérieur.

Cette augmentation du financement arrive à un moment crucial pour le PNUE et pour l'environnement planétaire. J'ai tenu au cours des vingt derniers mois des séances de travail avec les ministres de l'environnement de plusieurs pays pour déterminer comment on pourrait rendre la gouvernance internationale plus efficace.

Pourquoi la gouvernance? Parce que nous avons besoin d'un cadre institutionnel plus vigoureux et mieux coordonné pour gérer nos activités, nos programmes et nos accords environnementaux au niveau international. Une gouvernance modernisée fera en sorte que les organismes et les partenaires internationaux travailleront avec plus d'efficacité pour intégrer les priorités des domaines de l'environnement, de l'économie et du développement social.

Le cœur de l'amélioration de la gouvernance environnementale internationale doit être le renforcement du Programme des Nations Unies pour l'Environnement. Le monde a besoin d'un PNUE qui puisse plaider vigoureusement la cause environnementale dans les décisions et les activités des autres organismes internationaux, des gouvernements et de tous les secteurs de la société civile.

Le Canada croit en un PNUE renforcé. Je suis heureux que les travaux que j'ai dirigés et effectués avec les autres ministres demandent à ce que le programme soit mieux financé. Aujourd'hui nous appuyons cet engagement avec des fonds.

Notre financement additionnel, ainsi que les contributions croissantes que d'autres pays se sont engagés à faire, permettront au PNUE de faire encore plus en matière d'application des accords environnementaux internationaux dont le nombre ne cesse de croître. Le PNUE pourra ainsi renforcer sa capacité d'action aux quatre coins du monde.

GEMS / EAU

Un des moyens de renforcer cette capacité d'action consiste à élargir le champ de notre expertise scientifique et technique. Le deuxième volet de cette déclaration met l'accent sur la nécessité d'appuyer la recherche et l'analyse scientifique qui est à même d'aider tous les partenaires dans le processus de prise de décision.

Le Canada signe un Protocole d'Entente avec le PNUE pour un Programme mondial de surveillance de la qualité de l'eau renforcé, situé à Burlington, en Ontario.

Étant un pays où l'eau figure en bonne place dans son identité nationale, le Canada est fier d'allouer une contribution de 1,5 million $ à un nouveau Fonds en dépôt général au PNUE pour GEMS/EAU. Nous anticipons la contribution d'autres pays ainsi que la collaboration d'autres agences des Nations Unies qui partagent le même intérêt pour la salubrité de l'eau.

Le nouvel appui financier permettra au GEMS/Eau d'augmenter les données recueillies sur la qualité de l'eau douce, ce qui aidera notre planète à relever les défis qui lui sont lancés, comme le manque d'accès à une eau potable sans danger que connaissent 1,4 milliards d'êtres humains aujourd'hui.

Ce sujet vient tout à fait à point puisque l'eau est un sujet de priorité pour le SMDD. La qualité de l'eau douce affecte la santé humaine, la santé des autres espèces, la qualité de l'agriculture et le développement dans tous leurs aspects. Par conséquent, nous avons besoin de bonnes évaluations de la qualité de l'eau et de solides surveillances de cette dernière pour pouvoir faire des choix judicieux en matière de gestion de l'eau.

Depuis 1978, le Canada héberge GEMS/EAU et appuie une grande partie de son travail qui consiste à collecter, analyser et communiquer des données sur la qualité et la disponibilité de l'eau douce partout dans le monde. Le PNUE a aujourd'hui l'intention de renforcer ses activités dans ce domaine.

En outre, j'invite les journalistes qui couvrent le SMDD à visiter le Pavillon du Canada au village Ubuntu et le Dôme de l'Eau (WaterDome) où l'histoire de GEMS/EAU est présentée en détail.

Rotterdam / Procédure PIC

Le troisième volet de cette déclaration concerne la mise en usage de la science partout dans le monde. Le Canada accomplit cette tâche en adhérant à la Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (procédure PIC) applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l'objet d'un commerce international.

La Convention de Rotterdam a pour objectif de mieux gérer le commerce des substances dangereuses, particulièrement dans les pays en voie de développement. Dans le cadre de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, nous mettons en œuvre un règlement nous permettant de refuser l'exportation de produits chimiques industriels et de pesticides dangereux vers des pays qui ne les désirent pas.

Ceci s'appuiera sur la base que forme l'engagement volontaire pris par l'Industrie chimique au Canada en vue de contrôler les exportations de produits chimiques et de pesticides dangereux. Cela rendra formel l'obligation selon laquelle, avant qu'une exportation se fasse, nous devons être avisés. Nous vérifierons que le pays qui serait l'importateur de ces produits a fourni son consentement préalable en connaissance de cause à la réception de produits chimiques ou de pesticides.

C'est une bonne chose pour ces pays, bien entendu. C'est aussi une bonne chose pour le Canada car les polluants organiques persistants dans ces produits peuvent toujours s'infiltrer dans notre environnement à partir de diverses régions de la planète. Il s'agit là d'une préoccupation majeure dans l'Arctique canadien.

En adhérant à la Convention de Rotterdam, le Canada donne son appui à tout effort visant à réduire les polluants majeurs dans notre environnement et encourageant la recherche de produits chimiques et de pratiques de remplacement.

Conclusion

En venant au Sommet mondial sur le développement durable, le Canada est déterminé à ce que des résultats soient atteints. L'objectif n'est pas d'élaborer de nouveaux accords internationaux majeurs, mais d'élaborer des plans d'action pratiques et efficaces sur les accords et engagements qui existent déjà. L'objectif est d'arriver à des résultats tangibles.

En augmentant de plus de 100 % notre appui financier au Fonds pour l'Environnement du PNUE, en accroissant notre appui au Programme mondial de surveillance de la qualité de l'eau, et en adhérant à la Convention de Rotterdam, nous avançons vers la réalisation de nos objectifs.

Il me faut souligner qu'au cours des quelques prochains jours, d'autres initiatives canadiennes vous seront présentées par moi-même, la ministre Mme Whelan et le Premier ministre. Ces initiatives montrent toutes notre engagement envers le développement durable et la réussite du Sommet de la terre 2002.

Je vous remercie de votre attention.


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